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samedi 27 août 2016

Boeuf Stroganoff revisité par Damien Piscioneri


Je ne sais pas vous, mais moi il m'arrive que tout à coup j'ai envie de préparer une recette qui me rappelle le passé. Je pense que ma mère un jour a préparé le boeuf Stroganoff, j'en suis presque sûre. Alors j'épluche mes livres de cuisine, je fais des recherches sur internet car je dois préparer cette recette à tout prix. Stroganoff, ça sonne russe, donc j'ai cherché dans mon livre de cuisine russe. J'ai été étonnée que dans leur recette il n'y ait pas de champignons. Et finalement j'ai préparé la recette de Damien Piscioneri, même si c'est une recette revisitée, je pense qu'elle se rapproche de la recette d'origine. Certains ajoutent des champignons et du concentré de tomates, d'autres non. L'origine de cette recette ? Probablement un cuisinier français qui travaillait pour la famille Stroganoff. Enfin, quoi qu'il en soit, j'ai beaucoup aimé la recette qui suit :

Ingrédients pour 3 à 4 personnes :
Marinade de la viande

600 g de filet de bœuf
sel
huile de sésame
poivre blanc du moulin
paprika en poudre

Poêlée d’oignons et de champignons

1 oignon
120 g de champignons
huile

Sauce Stroganoff

625 g de crème liquide
250 g de crème épaisse
25 g de farine torréfiée (dans poêle ou au four)
18 g de sauce soja
10 g de poudre de fond de veau
15 g de sauce Worcestershire
16 g de concentré de tomate
4 g de Tabasco

Préparation :

Marinade de la viande

Dans un cœur de filet de bœuf, tailler des lanières pas trop petites.
Placer les morceaux  dans un cul de poule.
Assaisonner de sel, poivre, huile de sésame, ajouter le paprika en poudre.
Dans une poêle très chaude, saisir rapidement les morceaux de viande
Déglacer au cognac
La viande doit rester rouge à l'intérieur

Poêlée d’oignons et de champignons

Éplucher l’oignon, tailler le en cubes.
Tailler les champignons en quartiers (en sifflet).
Dans une poêle, faire chauffer l’huile puis faire tomber les oignons lentement, sans coloration.
Ajouter les champignons, poursuivre la cuisson. Réserver.

Sauce Stroganoff

Dans une casserole, chauffer les deux crèmes
Torréfier la farine dans une poêle (ou au four)
Ajouter la farine aux crèmes et lier en donnant une ébullition, tout en fouettant
Ajouter la poêlée d’oignons et de champignons
Assaisonner avec la sauce soja, la Worcestershire, le Tabasco, le concentré de tomate, ainsi que la poudre de fond de veau.
Ajouter la viande à la sauce juste le temps de la réchauffer sans la faire cuire davantage
Décorer avec l'aneth (je n'en avais pas)

jeudi 25 août 2016

Calabre - Restaurant Pinturicchio à Tropea


mercredi 13 avril 2016

Journée farniente. Nous avions chacune commencé un livre de la bibliothèque de l'appartement et il fallait bien qu'on le finisse avant notre départ le lendemain. Nous avons passé une grande partie de la journée dans le jardin en bouquinant et en mangeant ce qui restait dans le frigidaire car le lendemain on devait reprendre l'avion pour les Pays-Bas. Ma soeur avait préparé pour le lunch des oeufs frits avec de la 'nduja sur le bon pain calabrais, quelques feuilles de salade et les dernières olives. Et heureusement il nous restait une bouteille de vin.

Le soir on devait manger dans un restaurant qui nous avait été recommandé, mais d'abord nous prenons un apéritif à la terrasse Da Totonno : l'Amaro (son nom le dit : amer).

Amaro
Le restaurant Pinturicchio se trouve dans une toute petite rue, mais il est bien indiqué par un fléchage.
Joli cadre, service sympathique et on y a bien mangé. Un bon vin blanc de la maison a accompagné le repas.


On avait mangé déjà quelques antipasti avant que je prenne le plat en photo. 
Comme plat de résistance nous avions choisi du poisson avec des pâtes Fileja, succulentes. Ce sont des pâtas calabreses faites uniquement de semoule de blé dur, eau et sel et roulées autour d'une aiguille à tricoter ou d'une brochette en bois. Elles demandent un temps de cuisson plus long que les pâtes ordinaires.
Le lendemain j'ai vu ces pâtes à l'aéroport et je regrette un peu de ne pas en avoir acheté, car cela m'étonnerait que j'en trouve ici. Mais c'est le problème quand on voyage avec les vols lowcost avec seulement du bagage à main. Quoique 500 g de plus ou de moins... 

Mais j'ai acheté quand même quelques bricoles : ma jolie nappe pour la table du jardin achetée au marché
et un petit pot "souvenir" avec du peperoncino séché et une boîte de réglisse. Oui, figurez-vous, à Rossano en Calabre on fabrique de la réglisse. Peut-être vous savez que les hollandais sont de gros consommateurs de réglisse, donc ce n'est pas étonnant que j'en achète en Italie. En plus elle est très bonne et je cherche à en trouver en France pour remplir ma belle boîte.

Voilà, nous sommes arrivés à la fin de notre séjour en Calabre. C'est une région que j'ai beaucoup appréciée. En plus on était très bien logées dans l'appartement d'une amie de ma soeur. Le seul inconvénient : la saison, nous y sommes allées avant la saison touristique avec bien sûr l'avantage de trouver la tranquillité et avec l'inconvénient de trouver beaucoup d'établissements encore fermés. J'en garde d'excellents souvenirs.

mardi 23 août 2016

Pintade à la Catalane

Ingrédients :

1 pintade fermière
100 g de jambon de montagne
3 carottes
2 oignons
1 blanc de poireau
400 g de tomates
1 citron
1 dl de vin de Banyuls
1 dl de bouillon de volaille corsé
1 bouquet garni (thym, laurier, origan, sauge, persil)
1 morceau de sucre
30 g de beurre
2 càs d'huile d'olive
1 càs de farine
sel et poivre

Préparation :

Parer et découper la pintade
Laver et éplucher les légumes, épépiner les tomates, les couper en dés ainsi que le jambon, mettre le tout dans une casserole, sucrer et laisser suer doucement environ trente minutes
Faire dorer les morceaux de pintade dans la poêle avec l'huile d'olive, les déposer sur du papier absorbant puis dans la cocotte
Mixer la sauce*, la mélanger avec le bouillon et en couvrir les morceaux de pintade, assaisonner, couvrir et laisser mijoter quarante minutes en compagnie du bouquet garni
Dans une petite casserole porter le vin à ébullition, arrêter le feu dès les premiers bouillons, le verser dans la cocotte quinze minutes avant la fin de la cuisson, au dernier moment ajouter le jus de citron et lier la sauce avec la farine maniée avec le beurre

*j'ai préféré ne pas mixer la sauce

Recette du livre : La cuisine catalane de Francine Claustres

dimanche 21 août 2016

Visite guidée à Perpignan avec Hélène Legrais - Perpinya la Catalana




Voilà plusieurs fois que j'ai fait une visite guidée à Perpignan et pourtant quand l'Association Les Amis du Vieux Canet a proposé une visite guidée de la ville avec Hélène Legrais je n'a pas hésité, car on découvre toujours des endroits qu'on ne connaissait pas encore et en plus chaque guide vous raconte d'autres détails et d'autres anecdotes. Hélène Legrais est native du vieux quartier St.-Jacques à Perpignan. Après ses études d'histoire et une carrière de journaliste à France Inter et Europe 1 elle revient au pays et se consacre davantage à l'écriture. Elle a écrit de nombreux romans ainsi qu'un livre sur l'histoire et le patrimoine de Perpignan que j'ai d'ailleurs acheté et qu'elle m'a dédicacé.
Nous avions rendez-vous au pied du Castillet où une grande roue et une patinoire sont installées en hiver (nous sommes le 19/12/2015). La guide nous a raconté bien sûr l'histoire du Castillet que je ne vais pas répéter sur ce blog, mon ambition n'étant pas de faire un cours d'histoire ici, je n'en ai pas les compétences. Mes photos sont là pour vous donner un aperçu de la ville et de vous donner envie de la visiter. L'office du Tourisme organise des visites guidées à thème que vous trouverez ici. Dans mon index tourisme vous trouverez d'autres articles sur Perpignan. 

Quand je me promène dans une ville j'ai pris l'habitude de lever la tête pour scruter les particularités : à Perpignan vous pourrez découvrir trois bras qui sortent d'une façade, un ange et un navire sur un toit, des mains sur des portes, des décorations étranges, tout a son histoire. J'en ai déjà parlé dans différents articles sur mon blog. J'aime les couleurs des façades qu'on trouve non seulement dans le centre historique, mais aussi dans des quartiers plus récents. Un jour j'y consacrerai un article. Je vous parlerai également de Perpignan, ville Art Déco. Je n'avais jamais remarqué que la ville avait un si grand patrimoine Art Déco.
Façades avec encorbellement dans la Rue des Marchands

Voici la première partie de la Loge de Mer qui a été agrandie plus tard. A l'origine elle était le siège du Consulat de mer et servait de bourse marchande. A l'angle du bâtiment on distingue un navire en fer forgé qui rappelle la destination maritime.
Plus tard ce bâtiment a été transformé en théâtre et encore plus tard en café qui est toujours sa destination aujourd'hui.
Attenant à La Loge de Mer on trouve l'Hôtel de ville avec sa patio avec au centre "la Méditerranée", statue de Maillol.
Quand vous sortez de cette patio levez la tête et regardez ce joli balcon en face.



Une maison à colombages dans la Rue de l'Argenterie
Vous remarquerez que les noms des rues sont indiqués en deux langues.
La Tour de l'horloge de la cathédrale St.-Jean
Une visite de la Cathédrale St.-Jean s'impose. Les 3 cadrans atypiques de la Tour de l'Horloge ont été restaurés en 2014 : celui du haut indique les heures, au milieu un cadran zodiacal et en bas un cadran ovale des quarts.

Le gisant du roi Sanch
Et voici une curieuse particularité : une tête de Maure placée sous l'orgue.  Sa mâchoire articulée s'ouvrait en actionnant la pédale d'orage, dite pédale N° 1.

Le Dévot Christ
Ce Dévot Christ prend place dans une chapelle de la cathédrale qui lui est entièrement dédiée. Il tient une place très importante dans les cérémonies de la Semaine Sainte, il est porté en procession (La Sanch) et le matin du Mercredi Saint, les enfants viennent dans la chapelle laver les pieds de la statue avec des éponges bénites mouillées dans de l’eau de Cologne. Depuis 1989 c’est une réplique de la sculpture du XIVème qui est utilisée pour les manifestations de la Semaine Sainte dans la perspective de conservation de l’œuvre originale.

La Place de la Révolution française avec sa fontaine à la salamandre

Au numéro 17 de la Rue de la Révolution Française se trouve cette belle bâtisse de couleur vive qui abrite au rez de chaussée un restaurant qui s'appelle tout simplement "Le 17". 

32 bis, Rue d'en Calce
Nous sommes dans le vieux quartier St.-Jacques où vit une communauté gitane isolée des autres habitants de la ville. Les gitans de Perpignan sont français et parlent souvent le catalan. Depuis le 19e siècle des gitans sont sédentaires à Perpignan, mais ne se sont pas vraiment intégrés. L'illettrisme est important, car il y a beaucoup d'absentéisme scolaire avec comme résultat le chômage et la tentation de l'argent facile. 60% des gitans se droguerait. L'église évangéliste s'investit dans ce quartier pour tenter de mettre la  population sur le droit chemin. 
Le quartier est très pittoresque et me rappelle Naples.
Mais les bâtisses sont pour 70% insalubres et vétustes. Des immeubles se sont effondrés. 
La Rue de l'Anguille est barrée par des palissades 

Depuis quelques années la Municipalité a lancé un grand projet de réhabilitation du quartier. Certaines maisons pourront être restaurées, mais d'autres devront être démolies. Le projet c'est de faire de St.-Jacques un centre touristique avec des commerces et la construction d'une faculté de droit pour faire revenir les étudiants au centre ville.
Une rue dans le quartier St.-Jacques
Au 8, Rue de l'Académie à l'ancien Évêché vous pouvez visiter une exposition sur La Sanch avec des mistéris, la croix des improperis, les tambours drapés de tissu noir qui sont sortis à l'occasion de la Sanch.



Croix des improperis
En regardant par la fenêtre de l'ancien Evêché on a une belle vue sur l'Eglise orthodoxe St.-Pierre et St.-Paul (à gauche) et l'Eglise des Dominicains (à droite) :
A midi nous faisons un break pour déjeuner à la Taverne du Maître Kanter tout près du Castillet. Nous sommes au mois de décembre et une salade du Sud-Ouest en une choucroute (pas très catalan !) nous font du bien après cette longue balade.


Mais la visite n'est pas encore terminée. 
11, Rue Jeanne d'Arc (architecte Claudius Trenet)

9, Rue Elie Delcros (architecte Edouard Mas-Chancel


La Basse avec ses jardins (très fleuris en été) et au fond le pont Magenta

Levez la tête à l'angle de la Rue de l'Ange et de la Place Arago pour voir La "Mare de Deu Pixosa". Il s'agit d'une copie, l'original se trouve au Musée  Rigaud.

La Rue Mailly est très animée ce samedi après-midi, quelques jours avant Noël.

Façade du Monoprix, 7 rue de la Barre

Rue de la Barre
Nous terminons notre visité guidée à l'Église St.-Jacques, mais comme il y avait une messe au moment de notre arrivée, il a fallu raccourcir notre visite.

Nous nous quittons au Castillet, où avait commencé notre visite le matin. La nuit est tombée et les enfants s'amusent à la patinoire dans une ambiance de Noël.


vendredi 19 août 2016

Pocher un oeuf au micro-ondes


Pour pocher des oeufs j'utilisais la méthode traditionnelle en les laissant glisser délicatement dans un tourbillon d'eau frémissante. Jusqu'au jour où j'ai trouvé sur internet la méthode au micro-ondes. Par curiosité je l'ai testée à 2 reprises et cela marche !

Préparation :

Remplir un bol adapté au micro-ondes d'eau
Faire glisser l'oeuf cassé dans l'eau
Couvrir le bol
Cuire pendant 60 secondes au micro-ondes

mercredi 17 août 2016

Galice et Portugal - Lisbonne - Bairro Alto


Mardi 20 octobre 2015

Aujourd'hui nous avons quartier libre à Lisbonne et même si un repas de groupe était prévu à midi nous avons préféré faire notre propre programme avec notre propre choix de restaurant. Nous allons donc visiter le quartier Bairro Alto, le quartier qui se trouve dans les hauteurs de Lisbonne.

D'abord une petite visite à l'église São Roque, dont l'extérieur sobre contraste avec l'intérieur chargé de marbre et de dorures.
l'Eglise São Roque



Sans but précis nous nous promenons dans les rues de ce quartier populaire. Un café pris à la terrasse du Café A Brasileira, dans le passé un lieu de rencontre d'écrivains, journalistes et artistes.


Il n'y a pas une rue où ne se trouvent pas de maisons décorées de faïence bleue : les Azulejos.

Dans notre petit guide nous cherchons un restaurant pour le déjeuner et notre choix se porte sur la Cervejaria Trinidade, un ancien couvent fondé en 1294, puis racheté en 1836 par un industriel qui y a monté la première brasserie de bière au Portugal. Les salles sont décorées avec des panneaux de azulejos d'inspiration maçonnique. 

Nous avons préféré nous installer dans le patio à l'extérieur. Notre serveur porte une espèce d'habit de moine marron et si je me souviens bien on diffusait une belle musique religieuse, mais pas dérangeante du tout.


Nous y avons mangé bien, un peu cher, mais le cadre était très agréable et calme. Aucun regret. Mais je pense que le soir le restaurant doit être plein à craquer avec des touristes installés sur des bancs à de longues tables. Je vous conseille d'y aller à midi pour profiter du calme et de la disponibilité du personnel.

Nous avions toujours espoir de pouvoir assister à une soirée fado, pas prévue au programme et pour nous justement une de nos priorités. Le serveur du restaurant nous a donné quelques adresses de cafés fado où peu de touristes vont. Notre voyage n'a pas coûté cher et cela s'explique par le fait que nos hôtels se trouvaient loin des villes et les repas du soir étaient prévus à l'hôtel. Il était donc difficile de rester le soir à Lisbonne, car comment rentrer après le spectacle à l'hôtel qui se trouvait à 80 km ? Nous avons tenté de convaincre quelques co-voyageurs de prendre avec nous un taxi ou d'organiser un minibus. Mais personne ne semblait emballé. Pour ma soeur et moi c'est un grand regret et nous envisageons de retourner à Lisbonne ne serait-ce que pour vivre une soirée fado.

Le serveur du restaurant nous conseille de continuer notre balade de quelques centaines de mètres jusqu'au Belvédère de São Pedro de Alcântara, d'où l'on a une belle vue panoramique sur la ville.
Une vue du Belvédère de São Pedro de Alcântara


Terrasse au Belvédère de São Pedro de Alcântara
Ensuite nous descendons peu à peu vers la Place du Commerce où le bus nous attend pour nous ramener à l'hôtel. Nous empruntons les petites ruelles pittoresques où nous avons découvert de belles boutiques de produits de luxe.


Ah... Soirée fado manquée !


Tiens, pour la première fois pendant notre séjour au Portugal je découvre à cette terrasse cet ustensile de cuisine en cuivre : la Cataplana qui sert à préparer des plats qu'on appelle également Cataplana. La Cataplana est un particulière et unique ustensile de la cuisine portugaise, comparable à la tajine. Pour voir ma recette de Cataplana cliquez ici. 

La Cataplana
Et comment terminer mon reportage sur le Portugal sans vous montrer au moins un moulin ? J'en ai vu des dizaines, mais toujours à bord du bus. Voici une photo prise du bus prise avec le zoom. La photo n'est pas nette, mais elle mérite d'être présente sur ce blog.

Et comme d'habitude je termine mon reportage avec les achats faits dans les pays visités :
Des t-shirts pour les petits enfants, des savonnettes et du gel douche de l'Isla de la Troja (Galice), des sardines de Lisbonne, des torchons de Nazaré et une paire de chaussures achetée à un prix dérisoire et qui n'a donc pas fait long feu.

Voilà, je suis arrivée à la fin de mon reportage sur le voyage en Galice et au Portugal. Avec une envie d'y retourner pour une soirée fado et un tour de tram ligne 28 sans trop de touristes.